Mobilisation Lycéenne : Plus de 400 Lycées Paralysés, Journée du 6 Octobre... Ce Qu'Il Faut Savoir

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• Les Cours Suspendus Lundi Dans 400 À 500 Lycées

Les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus lundi 5 octobre dans "400 à 500" lycées où les conditions de sécurité "ne sont pas réunies", a annoncé dimanche le ministre de l'Éducation nationale. Il a aussi précisé que 24 établissements scolaires ont été "incendiés ou saccagés" en marge du mouvement lycéen la semaine dernière.

"Il y en avait entre 400 et 500 qui ont suspendu les cours" vendredi, sur les 3 700 que compte le pays, et "il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours, progressive", a précisé Édouard Geffray sur France 2 et France Inter, déplorant par ailleurs le fait que "78 personnels" de l'Éducation nationale ont été blessés "depuis le début des événements".

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Les fermetures interviennent lorsque "les conditions de sécurité ne sont pas remplies", soit pour des raisons matérielles, soit parce que des membres du personnel "ont été directement visés", a expliqué le ministre.

• Laurent Nuñez Réfute Toute Intervention "Disproportionnée" De La Police

Les forces de l'ordre "ne répriment pas la jeunesse" mais "protègent" élèves et étudiants désireux de "porter pacifiquement leurs revendications", a assuré dimanche le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, réfutant toute intervention "disproportionnée".

Policiers et gendarmes "interviennent avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions commises par les fauteurs de troubles et ce, avec proportionnalité sous le contrôle de leur hiérarchie et le cas échéant de la justice", a ainsi affirmé sur X le ministre de l'Intérieur.

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Répondant au syndicat de la magistrature (SM), qui a appelé à cesser "de réprimer la jeunesse pour la faire taire", Laurent Nuñez a déploré des "accusations graves et sans fondement d'interventions soi-disant brutales et disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre 'les jeunes racisés issus des quartiers populaires'". Il a également regretté une "communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel" de la part du syndicat.

• Fabien Roussel (Pcf) Appelle À Soutenir Et Accompagner Les Lycéens Mardi

Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a appelé dimanche enseignants, salariés et militants à soutenir les lycéens lors de la journée de mobilisation prévue mardi, afin que "les revendications émergent plutôt que la violence".

"Si nous voulons protéger nos enfants, (...) nous aurions plutôt intérêt à nous en mêler", a-t-il déclaré sur BFMTV, précisant avoir invité les militants communistes à venir "aider" les organisations de jeunesse à "sécuriser les parcours" et être présents à leurs côtés.

Par ailleurs, Fabien Roussel a rejeté les accusations du gouvernement contre La France insoumise, soupçonnées par Matignon d'être à l'origine du mouvement. "Les élus et les députés communistes aussi sont présents pour discuter avec les lycéens, non pas pour aller brûler des poubelles, mais pour faire émerger leur revendications."

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• Policier Roué De Coups À Belfort : Deux Personnes En Garde À Vue, Un Adolescent Porte Plainte Pour Tentative De Meurtre

Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue suite au passage à tabac d'un policier vendredi lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Belfort en marge du mouvement lycéen, a indiqué dimanche à l'Agence France-Presse (AFP) le procureur Paul-Édouard Lallois, confirmant une information de BFM TV.

Il avait annoncé samedi que des personnes suspectées d'avoir porté des coups sur le commandant de police avaient été identifiées. Il a été roué de coups par plusieurs personnes après une tentative d'interpellation mouvementée sur les berges d'un ruisseau.

Des vidéos circulant en ligne le montrent aux prises avec le jeune homme au milieu d'un cours d'eau, avant de parvenir à l'immobiliser sur la berge. Le procureur a démenti des affirmations selon lesquelles le policier aurait mis la tête du jeune homme sous l'eau en tentant de le maîtriser avant l'agression.

Par ailleurs, un lycéen soupçonné d'avoir participé au passage à tabac du policier dépose plainte pour tentative de meurtre, a indiqué à l'AFP l'avocat de cet adolescent. Le lycéen, mineur, fait partie des deux personnes en garde à vue dans l'enquête pour tentative de meurtre sur le policier ouverte après que ce agent, chef du renseignement départemental, a été frappé à coups de pieds et de poings alors qu'il était à terre.

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• Agression Au Spray Inflammable À Marseille : Enquête En Cours Contre Un Lycéen Pour "Acte De Barbarie"

L'adolescent de 15 ans et demi soupçonné d'avoir actionné un spray enflammé sur le visage d'une passante à Marseille en marge des manifestations lycéennes a été déféré dimanche en vue de sa mise en examen pour "acte de barbarie", a annoncé le parquet.

Une vidéo de l'agression, qui s'est déroulée jeudi matin sur une place de Marseille, a circulé sur les réseaux sociaux. Elle montre la femme de 40 ans, auxiliaire de vie, s'interposer au moment où un groupe tente de fracasser un abribus "dans un contexte de manifestations lycéennes aux abords du lycée Colbert", indique le parquet.

Visage masqué, le mineur s'avance alors vers la femme et projette "en direction de son visage un spray qu'il enflammait à l'aide d'un briquet", selon la source.

Le communiqué précise que l'adolescent est élève au lycée Colbert, "en seconde service d'aide à la personne", et rappelle qu'il était inconnu des services de police et de justice. Interpellé vendredi soir et placé en garde à vue, il "reconnaissait immédiatement les faits et, en saisissant la portée, exprimait de profonds regrets", précise encore le parquet.

• Enseignant Aspergé D'essence À La Ciotat : Un Adolescent Interpellé

Un adolescent de 16 ans a été interpellé dimanche matin et placé en garde à vue en lien avec l'agression d'un enseignant à La Ciotat, aspergé d'essence et frappé en marge d'une manifestation lycéenne vendredi, a appris l'AFP de sources concordantes.

L'adolescent, interpellé à Marseille, a été placé en garde à vue, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information du journal Le Parisien qui précise que le lycéen est originaire de La Ciotat. Une source de police ajoute que le mineur est soupçonné d'avoir aspergé d'essence puis donné un coup au professeur de 59 ans lors d'un rassemblement devant un lycée.

Le professeur de physique-chimie, qui a porté plainte, était intervenu pour empêcher un début d'incendie au pied d'un arbre.

"Il y a un ou deux élèves qui ont jeté de l'essence sur un arbre (...) et donc ça a commencé à s'embraser", a indiqué le professeur sur BFMTV. "J'ai commencé à essayer de l'éteindre avec les moyens du bord, c'est-à-dire que j'ai jeté de la terre dessus", a-t-il encore expliqué. "J'avais les pieds très près du feu et c'est à ce moment-là que j'ai reçu une douche à l'essence", dit-il, précisant avoir ressenti une "brûlure dans l'œil".

Avec AFP